Laurent
Fignon est décédé ce mardi des suites d'une longue
maladie.
Atteint par un cancer depuis 2009, Laurent Fignon est décédé ce
mardi. Le coureur français a remporté deux Tours de France en 1983
et 1984. Il avait 50 ans.
Le
monde du sport et du cyclisme rend hommage à Laurent Fignon, décédé
ce mardi 31 août 2010 d'un cancer. Retrouvez les témoignages des
uns et des autres saluant le grand champion mais aussi
l'homme de caractère en dehors du vélo. Salut
l'artiste!
Jeannie Longo : «C’est un choc, une grande tristesse.
C’est d’autant plus dur qu’on l’a encore
tous vu et entendu il y a à peine un mois. Je savais que
c’était dur pour lui. Cela devait être à la fois une joie et
une épreuve pour lui d’être sur le Tour de France tous les
jours comme il l’a fait. C’était très courageux de sa
part… Malgré tout, je pense qu’il était dans son
élément sur le Tour. Pour lui, cela devait être la fête pendant
trois semaines. Cela lui a un peu permis d’oublier son état,
mais après je pense qu’il y a eu le contrecoup. Cela devait
être une telle lutte pendant trois semaines…»
(RMC)
Thierry Adam (journaliste et commentateur du Tour de France
sur France 2) : «Laurent avait
du caractère. Il était comme sur un vélo, c’était sa force.
Il disait ce qu’il pensait, parfois un peu trop durement. Un
peu plus cette année parce qu’il sentait peut-être plus que
nous que c’était la fin. Je suis submergé. Je l’avais
vu à Barcelone, aux Championnats d’Europe d’athlétisme
où je l’avais trouvé bien.» (RTL)
Eddy Merckx : «Je
l’appréciais d’abord en tant que coureur. C’était
un champion complet. On ne peut pas remporter le Tour de France si
on n’est pas un coureur complet. Et puis c’était aussi
un homme d’une grande honnêteté. Il donnait toujours son
opinion, il ne tournait pas autour du pot. C’était aussi
quelqu’un de très intelligent, il avait toujours une très
bonne analyse de la course. Malheureusement, il est parti beaucoup
trop tôt. 50 ans, c’est bien trop jeune !»
(RMC)
Luc Leblanc : «Il était
un peu à part, il était distant du peloton, un caractère pas
simple. J’ai toujours eu un peu de mal au niveau des
relations, mais j’ai toujours eu du respect pour lui.
C’était un peu l’intellectuel, un des rares bacheliers
du peloton. Dans ses commentaires, on sentait quelqu’un qui
maitrisait ses propos. (…) C’est beaucoup
d’émotion pour moi que de le voir partir. C’était un
très, très grand coureur.» (RMC)
Jean-Marie Leblanc (ancien directeur du Tour de
France) : «La mort d’un
homme jeune de 50 ans ne laisse personne indifférent. (…) Je
suis ému même si, hélas, on savait qu’il menait un
combat difficile, un combat qu’il allait un jour perdre.
C’est venu très vite et très tôt. Voilà pourquoi le choc est
si fort.»
Gilbert Duclos-Lassalle : «C’est un grand champion qui s’en va, un
gagneur avec un gros caractère. Il aimait aller au combat lors des
courses. Les 8 secondes qui le séparaient de Greg LeMond lors du
Tour 89 resteront à jamais gravées dans sa mémoire et dans celle
des Français. Je me souviens aussi que les journalistes
l’avait surnommé l’intellectuel du peloton parce
qu’il était l’un des seuls à porter des lunettes lors
des courses. Sa reconversion dans les médias fût également
une réussite. Il faisait partie de la grande famille du
cyclisme».
Richard Virenque : «Il a
marqué son époque avec les performances qu’il a pu faire mais
aussi par rapport à son charisme, avec sa queue de cheval, sa façon
de faire et de s’exprimer. C’était un coureur atypique.
(…) Il s’était constitué un cercle d’amis comme
tout le monde et il avait ses points de vue et sa façon de
s’exprimer franchement. C’était quelqu’un
qu’on ne pouvait que respecter par rapport à ce qu’il a
fait dans sa carrière et pour le cyclisme français.»
(RTL)
Bernard Hinault : «Ça me touche,
comme ça touche toute personne qui aime le vélo... On a été
ensemble avant d'être l'un contre l'autre. Il s'est toujours battu
pour la gagne. Là, il s'est battu et il a perdu.»
(Infosport)
Rama Yade (secrétaire d'État aux Sports) : «C’est une bien triste nouvelle parce que ça a
été un immense champion au parcours exceptionnel. Je retiens de cet
homme, la carrière sportive et le combat contre la maladie
qu’il a mené avec beaucoup de courage et de détermination.
J’ai eu l’occasion de le voir sur les Tour, notamment
le dernier. Il était là, présent, commentant le Tour, commentant le
duel entre Schleck et Contador avec beaucoup de professionalisme et
avec l’envie d’être remarqué pour ce qu’il
faisait en non pour sa maladie. J’ai remarqué beaucoup de
pudeur chez lui » (i-Télé)
Lance Armstrong : «Je
viens d’apprendre que Laurent Fignon s’est éteint.
C’était un ami cher et une légende du cyclisme. Repose en
paix Laurent»
Nicolas Sarkozy (président de la République) :
«Laurent Fignon a été un champion
extraordinaire et exceptionnel qui marquera à jamais l'histoire du
Tour de France, du cyclisme français. Il restera un sportif de
légende qui a écrit parmi les plus belles pages du sport. Lors du
dernier Tour de France, qu'il a commenté avec une passion intacte
et une énergie surhumaine, il a montré qu'il était un homme qui
savait faire face à son plus difficile combat. Il a donné alors, au
monde entier, une leçon magistrale de dignité, de courage et
d'humanité».
David Douillet : «C'est une énorme émotion. J’ai perdu un ami.
C’est trop tôt. C’est brutal, ça m’a mis un coup.
On perd quelqu’un de bien, de formidable, d’intègre,
généreux et humble.» (Public Sénat)
Commentaires